« Muriel, enceinte de 34 semaines, confesse tirer chaque soir son mari du sommeil afin d’assouvir des pulsions impérieuses. Mon appétit sexuel ne fait que décupler depuis quelques mois, dit-elle. Son ventre est comme un énorme réservoir qui s’emplirait d’éléments propices à l’amour, à mesure qu’elle approche de son accouchement.

Mon premier réveil nocturne remonte à quatre mois. Je sortais d’une longue période de nausées et de vomissements, fatiguée et mal à l’aise tant ma grossesse épuisait toute mon énergie. Rien ne laissait présager d’un tel engouement, si difficilement contrôlable pour le sexe. Ce soir-là, je venais de me mettre au lit ; j’étais à peine endormie qu’une sensation étrange chatouillait mon clitoris, contractait mon vagin et m’assommait littéralement. Je me suis masturbée, encore toute tiède et submergée par tant de plaisir. C’est un phénomène que je n’arrive pas bien à m’expliquer. Inondée de jouissance, j’eus un orgasme. Chaque jour le même scénario se répète, quel que soit le moment de la journée. Le jour, je fais face, tandis que le soir, mon mari s’occupe formidablement de moi. Je suis devenue une droguée du sexe, c’est bien simple, je ne pense qu’à cela. C’est une véritable obsession. »

Héléna