Depuis quelques années, la qualité du sperme ainsi que l’augmentation de l’âge de la future maman laisse présager une baisse de la fertilité des couples et une diminution de la natalité.
Depuis près de trente ans, l’âge auquel les femmes ont leur premier enfant ne cesse d’augmenter et a gagné près de cinq ans. A cela vient se greffer une détérioration de la fertilité masculine.
Des chercheurs de l’INSERM ont cherché à comprendre l’impact de ces facteurs biologiques sur la natalité française. Il en ressort un impact limité sur le nombre d’enfant par femme.
L’étude révèlerait que le nombre d’enfants par femme passerait de 2,00 à 1,92 si la fécondabilité diminuait de 15 %. Et ce nombre passerait à 1,77 si toutes les femmes reportaient leur première grossesse de 69 mois, soit près de six ans.
L’âge moyen à la maternité (tous rangs confondus) serait alors de 33 ans.
Selon Henri Leridon, chercheur à l’INSERM, l’intérêt de l’étude est de « montrer que la fécondité de la population française n’est pas menacée à court terme par la baisse de la fécondabilité et l’âge plus avancé des mères, … Seulement, ces techniques sont assez peu efficaces chez les demandeurs d’âge avancé. Les couples qui retardent toujours le moment d’avoir un enfant doivent en être avertis“
Contact : Henri Leridon, Unité Inserm-Ined 822 “Epidémiologie, démographie et sciences sociales”, Paris