A voir : DÉNI DE GROSSESSE, CES BÉBÉS CLANDESTINS : UN DOCUMENTAIRE DE ANDREA RAWLINS-GASTON : LUNDI 19 JANVIER À 20H35 SUR FRANCE3
Le déni de grossesse est le fait pour une femme d’être enceinte sans en être consciente.
D’après l’Association Française pour la Reconnaissance du déni de grossesse, en France, il y aurait 2 à 3 dénis de grossesse pour 1000 naissances, soit de 800 à 2400 dénis de grossesse par an.
Qu’elles aient découvert qu’elles étaient enceintes au moment de l’accouchement (entre 300 et 350 femmes en France par an) ou tardivement au cours de leur grossesse, c’est toujours le psychisme, l’inconscient qui a pris le pas sur le conscient. En opérant comme un commandant de bord, il ordonne au corps de ne pas se modifier. La femme ne perçoit aucun des symptômes de sa grossesse, ni nausée, ni mouvement fœtal. Parfois elle continue même d’avoir ses règles. Certaines femmes victimes de déni de grossesse sont même déjà mères. Tant qu’elles n’ont pas investi leur grossesse, le bébé, lui, se développe dans l’utérus comme un passager clandestin. L’entourage, les conjoints, les médecins ne voient rien. On dit que le déni de grossesse est contagieux.
Enfin, ce phénomène ne touche pas que des femmes qui ne veulent pas d’enfant, des malades mentales ou des adolescentes, mais des femmes de tout milieu social, de tout âge et de tout niveau d’instruction.
Comment une grossesse peut-elle demeurer invisible jusqu’à son terme ? Comment des femmes peuvent-elles ignorer, parfois jusqu’à leur accouchement, qu’elles sont enceintes ?
Comment certaines de ces mères peuvent-elles aller jusqu’à commettre un néonaticide ?
Quelles réponses la justice apporte-t-elle à ces femmes dont le nouveau-né est décédé suite à un déni de grossesse ?
Comment la médecine prend-elle en charge ces femmes qui découvre tardivement leur grossesse ? Comment se crée le lien avec leur bébé surprise ?
Comment les enfants du déni grandissent-ils ?
Ce film essaye de rendre un visage humain à ces femmes qui, incomprises, vivent généralement dans la honte et l’isolement, alors qu’elles sont avant tout, les victimes d’un trouble psychique encore méconnu et donc tabou.
C’est l’affaire dite des bébés congelés qui révèle pour la première fois au grand public le déni de grossesse. Comment Véronique Courjault, déjà mère de deux enfants, issue d’un milieu bourgeois, a-t-elle pu vivre trois grossesses clandestinement et supprimer les nourrissons à la naissance ?
Ce sont autant de questions qu’essaiera de traiter ce documentaire réalisé par Andrea Rawlins-Gaston
Source: CAPA/France 3
Héléna