J’ai toujours été ce qu’on appelle, une accro au sexe… J’ai toujours aimé ça, j’en ai toujours profité à fond, toujours été très active et surtout très demandeuse… Souvent plus que mes partenaires d’ailleurs…
Moi, c’est Delphine 31 ans aujourd’hui, depuis 9ans avec mon homme actuel et maman depuis 4 ans.
J’ai commencé ma vie sexuelle à 15 ans. Et oui, c’est assez jeune, mais je ne regrette pas, c’était avec un homme que j’aimais et qui a partagé ma vie environ 5ans. Bon, tout n’était pas rose, loin de la même, c’est d’ailleurs pour ça que l’on est plus ensemble… mais question sexuelle, ça c’est toujours bien passé…
Même si en rencontrant d’autres hommes plus tard, j’ai découvert bien d’autres choses que lui n’aurait même pas soupçonné. Il privilégiait les rapports longs… trop longs, beaucoup trop longs… (il avait par ailleurs un problème d’éjaculation) et ne pensait JAMAIS aux caresses et préliminaires et pis il n’aimait pas certaines choses pourtant tellement si agréables, tel que le cunnilingus. Quelle perte de temps. Je prenais du plaisir oui, j’ai même connu 1 ou 2 vrais orgasmes. C’est avec lui que j’ai découvert que j’avais un clitoris et comment bien m’en servir.
Puis à 20 ans, j’ai eu différents partenaires, pour une nuit, ou un mois, mais jamais bien plus longtemps. J’avais du temps à rattraper, et je m’en suis donné à coeur joie mais rien ne s’est installé dans le temps, alors pas le temps de découvrir son partenaire et de se découvrir… J’ai toujours cru être « normale » sexuellement parlant, mais je me suis vite rendue compte que beaucoup de mes amies n’en parlaient pas, ne prenaient pas vraiment de plaisir, voire même pas du tout… et que cela ne les dérangeaient pas vraiment, c’était la normalité pour elles…
Moi, j’étais outrée, que le sexe puisse être une corvée, que l’on puisse se dépêcher de s’endormir pour éviter l’homme !
Puis, j’ai rencontré E., 1an de plus que moi. Habitant loin, on ne se voyait que le week-end. Dès le 1er soir, ça a collé, l’on a passé une nuit formidable. Il n’avait aucun tabou, bien au contraire, mais sans être catalogué de pervers. Le week-end lorsqu’on se voyait, on faisait ce que nous appelions des week-ends marathons … nous passions notre week-end sous la couette. Puis nous avons emménagé ensemble, nos relations sexuelles étaient épanouies.
Nous avons découvert de nombreuses choses ensembles. Il m’a initiée aux sextoys. Il possédait un petit God de son ancienne amie. Mais il était trop dur et il ne m’appartenait pas. Alors je me suis dis, pourquoi pas moi ? Si bien que je suis allée comme une grande dans un Sex shop, mais pas un truc glauque, un X Center, ou j’ai découvert plein de choses, et où le vendeur m’a expliqué les différents produits. J’ai opté pour un God en jelly (il n’y avait plus de rose alors je me suis rabattue sur un noir, franchement moins rigolo). Mais c’était vraiment la texture que je voulais. Pas dur du tout, relativement gros (trop gros ? non, juste la bonne taille, mais plus gros que l’engin de l’homme…) Je l’ai montré à l’homme le soir même. Il a été un peu contrarié par la taille, mais heureusement, il n’est pas du genre à être jaloux d’un jouet, et il a bien raison, car rien n’est comparable, et son jouet à lui reste et restera le meilleur et l’indispensable.
Plus tard, il m’a offert des boules de geisha, petit jouet très sympa, à utiliser à l’occasion.
Puis, je suis tombée enceinte. J’ai eu peur, j’avais souvent entendu des filles dire que pendant leur grossesse, RIEN DE RIEN DE RIEN !
Quoi, Comment ?
RIEN ?
Mais c’est impossible !!!!
Une de mes meilleures amies a arrêté les rapports dès qu’elle a su qu’elle était enceinte. Son homme n’a plus pu la toucher, et ce jusqu’aux 2 ans de leur fils ! J’ai insisté pour qu’elle aille voir un sexologue, mais cette situation lui convenait, et ne la dérangeait apparemment pas… ma fois !
Heureusement, la grossesse n’a rien changé chez moi. Au contraire, ma libido s’est vue décupler, et je me sentais femme plus que jamais.
Cette grossesse s’est plutôt bien passée, alors il est vrai que je n’ai jamais arrêté les rapports, et ce jusqu’au terme.
Bon, d’accord, à la fin s’est bien moins facile et pratique, on bouge moins et le gros ventre empêche l’accès à certaines parties du corps de l’homme, ce qui provoque des fous rire, et une complicité.
Même si il n’y a pas forcément de pénétration, les caresses sont plus sensuelles.
Oui, j’ai adoré faire l’amour enceinte et je n’aurai arrêté pour rien au monde. Après l’accouchement, j’ai eu peur aussi, j’ai souvent entendu dire, qu’il faut en moyenne 3 mois….
QUOI ???
Chez moi, ça a duré 3 semaines, et c’était bien suffisant….
Je trouve avec le recul et le temps que les relations sexuelles sont plus intenses, et les orgasmes plus présents et bien plus forts depuis mon accouchement.
Je ne sais pas si c’est physique ou mental mais je me sens enfin femme.
Il ne faut pas croire que tout est toujours une question libido… malheureusement j’ai fait 2 fausses couches tardives en 2007. Et là, c’est le drame… comme disait l’autre… Moi qui ai toujours eu une sexualité épanouie et complète, me voilà en berne. J’ai tellement souffert dans mon corps et dans ma tête que ma libido est partie en vacances très loin, plus d’envie…
A MOI ?
Pourquoi ça m’arrive à moi. Je m’en veux de ne plus avoir envie, ce n’est pas moi cette femme qui veut vite aller se coucher pour ne pas être effleurée par son homme… Mais c’est pourtant ce que je suis devenue.
Je suis allée voir une psy, et je lui ai dit que je m’en voulais de ne plus avoir envie, que ce n’était pas moi, cette femme qui disait non, qui pouvait passer des journées, des semaines sans aucune envie. Oh, que c’est dur !
J’espère que ce temps est enfin révolu. Me voilà de nouveau enceinte. J’ai un homme à retrouver pleinement…
Même si les rapports sont moins réguliers, ce qui ne déplait pas forcément à l’homme qui me trouvait trop demandeuse, ils sont toujours extras, et plein de plaisir !!!
Delphine
mai 15, 2009 at 2:40
Comme j’ai du plaisir à vous lire. C’est beau et bien écrit. Merci!