Extraits de mon livre


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« Restons nous  femmes  fatales, épanouies, lors de nos grossesses ou bien endossons nous, tous les traits de la maternité, ceux qui donnent à la femme une image si maternelle ? Sommes-nous si différente, de celle que nous étions, avant d’être enceinte ?

Impossible d’ouvrir une page de magazine, grand public, sans lire des articles du type, bien vivre son épanouissement sexuel, êtes-vous clitoridienne ou vaginale ?, le point G, le mode d’emploi des nouveaux sex-toys, où comme j’ai pu lire il y a quelques temps de cela, dans un magazine bien en vogue, un test titrant, « Quelle salope êtes-vous » ? On nous apprend la séduction, ou comment mettre en scène, nos fantasmes les plus fous. Je me demande parfois, si ces personnes, qui écrivent ces articles, s’adressent aussi aux femmes enceintes, celles qui, au fil des jours, voient leur corps se modifier. Cela paraît peu probable, au vu des titres peu glamour, qu’il nous est donné de lire : maîtriser son poids et autres excès de graisse, lutter contre les vergetures, contrôler sa transpiration et soulager son aérophagie, tout savoir sur l’épisiotomie, calmer ses douleurs mammaires et apprendre à gérer ses montées laiteuses. Je dirais, qu’après avoir lu consciencieusement, toutes ces pages de magazine de presse, j’en perds mes repères. Ô secours ! Devenir mère, est-ce mettre aux oubliettes, nos fantasmes, ne plus être capable de jouissance ? La femme enceinte n’aurait-elle pas d’autres attraits, que celui d’enfanter ? Ne reste t-elle pas, femme pour autant ? »

Extrait du livre « Désir et Grossesse »

Héléna

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Caresses sans sexe : lorsque la demande vient de l’homme

« L’amour se résume-t-il simplement à la pénétration ? questionne Adèle, enceinte de 22 semaines. Le premier trimestre de ma grossesse a été épouvantable. Je souffrais de nausées, du lever au coucher. Ma libido a emprunté les sentiers de la chasteté et s’est mise en hibernation. J’ai mis du temps avant de m’accepter telle que je suis, grosse et dépourvue de charme. Je culpabilise de n’être pas la jolie femme désirable et attirante dont rêve mon mari. Je dirais que je suis tout le contraire. Je me cache derrière des vêtements amples et moches (…) Mon mari accepte provisoirement mon mal être, même si toutefois il ne le comprend pas forcément. Face à son désaroi, je me sens coupable, égoïste et humiliante. Fautive de faire subir à notre couple des tensions inutiles et perverses, de dépouiller mon mari de son potentiel sexuel …»

Héléna

« Muriel, enceinte de 34 semaines, confesse tirer chaque soir son mari du sommeil afin d’assouvir des pulsions impérieuses. Mon appétit sexuel ne fait que décupler depuis quelques mois, dit-elle. Son ventre est comme un énorme réservoir qui s’emplirait d’éléments propices à l’amour, à mesure qu’elle approche de son accouchement.

Mon premier réveil nocturne remonte à quatre mois. Je sortais d’une longue période de nausées et de vomissements, fatiguée et mal à l’aise tant ma grossesse épuisait toute mon énergie. Rien ne laissait présager d’un tel engouement, si difficilement contrôlable pour le sexe. Ce soir-là, je venais de me mettre au lit ; j’étais à peine endormie qu’une sensation étrange chatouillait mon clitoris, contractait mon vagin et m’assommait littéralement. Je me suis masturbée, encore toute tiède et submergée par tant de plaisir. C’est un phénomène que je n’arrive pas bien à m’expliquer. Inondée de jouissance, j’eus un orgasme. Chaque jour le même scénario se répète, quel que soit le moment de la journée. Le jour, je fais face, tandis que le soir, mon mari s’occupe formidablement de moi. Je suis devenue une droguée du sexe, c’est bien simple, je ne pense qu’à cela. C’est une véritable obsession. »

Héléna